EVENEMENTS DU 13/11/15

Publié le par APEL

EVENEMENTS DU 13/11/15
L'Apel, c'est aussi un lieu de partage, d'entraide, de rencontre et d'échange.
Suite à un message reçu par un parents d'élève, nous avons souhaité ouvrir le dialogue... Entre autre concernant les événements actuels... Vous trouverez aussi plusieurs liens s'y référents. N'hésitez pas à apporter vos expériences.

Vous trouverez ci-après le message qui a été diffusé par l'APEL nationale :

Suite aux attentats survenus vendredi 13 novembre à Paris, l'Apel exprime sa profonde compassion aux personnes blessées et aux familles des victimes.

La ville de Paris a été frappée vendredi par des attentats ignobles et barbares.
Ces attaques, en ciblant des lieux de spectacle et de sport, et des terrasses de restaurants, ont particulièrement touché la jeunesse de notre Pays.
Face à ces actes abominables, notre fédération de parents d'élèves souhaite exprimer sa profonde compassion à toutes les personnes blessées et aux familles des victimes.
Une lycéenne, un parent d’élèves et un enseignant de l’Enseignement catholique ont perdu la vie lors de ces événements, parmi les très nombreuses autres victimes.
Toute la communauté éducative est touchée directement ou indirectement, et plus largement toute la communauté nationale.
Dans un tel moment, l’union et la fraternité doivent prévaloir face à cette démonstration de haine aveugle.
Nous remercions par avance les enseignants pour le temps d'échange qu'ils auront, en continuité et cohérence avec la parole des parents, avec nos enfants qui nous questionnent, s’inquiètent ou sont bouleversés par cette tragédie.

Caroline Saliou, présidente nationale de l'Apel

Publié dans ECHANGES

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PARENT 23/11/2015 20:57

Copie du mail reçu d'un parent

Bonjour,

Je viens vers vous pour peut-être avoir vos expériences si vous avez été confrontés à la même situation que nous : mon enfant (7-8 ans) a été perturbé par les événements du 13 novembre, nous avons eu des crises de pleurs avant le coucher avec des angoisses liées aux attentats « j’ai peur qu’ils viennent à Plouer », « j’ai peur qu’il me tue et je n’ai pas envie de mourir ».

Nous avions abordés les choses de façon simple, « il y a eu des attentats et des personnes sont mortes, les gens qui ont fait cela sont des méchants qui n’ont pas les mêmes idées que nous»… sur le coup, pas plus de réactions de sa part.

Quelques jours plus tard et face à ses crises d’angoisse, nous lui avons expliqué que nous étions là pour le protéger et que les policiers, les militaires… étaient là pour empêcher que cela arrive de nouveau.

C’est un peu compliqué de devoir expliquer à des enfants ce que nous même avons du mal à expliquer.

Voilà, je serais intéressé de connaitre la façon dont vous, vous avez géré cela.


Merci

APEL 23/11/2015 09:02

Suite aux attentats du vendredi 13 novembre, de nombreux titres de presse jeunesse y consacrent des dossiers. Des ressources disponibles pour tous les âges, que ce soit pour les tout-petits ou pour les ados, pour aborder ces questions difficiles avec ses enfants.



- Les conseils de la rédactrice en chef de Pomme d'Api pour les 3-7 ans ( j'ai copié pour ex d'explications)

Sur les réseaux sociaux et dans la presse de ce week-end, le premier conseil donné aux parents est celui du bon sens : préserver les enfants en les protégeant des images. Mais il faut quand même en parler aux plus petits.
Même tenus à l'écart des images de ce vendredi noir, les moins de 6 ans aussi perçoivent l'écho du monde. À travers l'état émotionnel de leurs parents, ils sentent l'inquiétude, la tristesse ou la colère. Nadège Larcher, de l'Atelier des Parents, est la psychologue que nous retrouvons souvent dans les pages du Cahier Parents de Pomme d'Api et elle nous donne quelques pistes pour nous aider à échanger calmement avec les plus petits :
Jusqu'à 6 ans, l'enfant est égocentré et il part du principe que si papa, ou maman, est triste ou en colère, c'est de sa faute à lui. L'enfant se sent responsable et il faut donc lui en parler, mais de notre propre point de vue, avec des mots simples sur notre ressenti d'adulte. C'est-à-dire : “Papa et maman sont préoccupés parce qu'il s'est passé quelque chose de grave...”
Ne pas lui donner trop de détails concernant les faits, juste peut-être : “Des hommes méchants sont venus exprès tuer d'autres personnes parce qu'ils ne veulent pas accepter que d'autres ne pensent pas comme eux.”
Dire à son enfant que papa et maman, et les autres adultes, sont là pour eux, pour les protéger, chez eux, dans la rue, à l'école.
Lui expliquer que cela concerne le monde des grands. Que lui est un enfant, qu'il peut continuer sa vie d'enfant, jouer, rire, s'amuser, etc. C'est sa vie d'enfant. “Tu laisses papa et maman s'occuper du monde des grands.”
Insister sur le fait qu'il peut venir quand il veut vous en parler, notamment si on lui en parle à l'école demain et qu'il a des questions.
Enfin, même si l'élan de vie de l'enfant est plus fort que tout et que la gaieté naturelle des enfants reprend toujours très vite le dessus, se rappeler que quand il y a trauma, il peut ressurgir dans 15 jours ou 2 mois après.
J'espère que Pomme d'Api vous aidera ainsi à trouver les mots pour bien démarrer la semaine avec votre enfant, car demain matin ne sera pas un matin comme les autres... Pour vous comme pour lui !


Anne Ricou, rédactrice en chef du magazine Pomme d’Api